08.05.2008
Laissez brûler les p'tits papiers
Vous savez, les trucs qu'on garde pendant des années dans ses poches ou son porte-monnaie, machinalement, parce qu'à un moment donné ils ont eu une signification toute particulière, une importance qu'on veut perpétuer un peu artificiellement.
On en a tous, des babioles comme ça. Y'avait un nid dans mon portefeuille. Une cachette à merdouilles. Deux en particulier, dont je m'en vais vous expliquer la mort. (oui, comme tension dramatique, on fait mieux, tout est dans le titre. Hum.)
Chacun à sa manière, les petits bouts de papier représentaient des périodes que j'ai maintenant bel et bien liquidées, à tous les sens du terme. Le premier, quelques lignes gribouillées sur un bout de bristol rose, écriture d'ado torturé et fautes d'orthographe d'origine, date de début 2004, l'année du Grand Chaos.
Que ce bristol rose ait survécu jusqu'à maintenant est un mystère en soi. Je m'étais convaincue que j'en avais besoin pour me rappeler qu'un jour, dans une vie lointaine, j'avais pu faire cet effet-là à un garçon. Rétrospectivement, ça fait sourire, tellement d'ingénuité dans un petit bristol rose. Des mots à la couleur en passant par le simple fait que je l'aie gardé, tout sonne faux, artificiel, déplacé. Ces lignes maladroites ont été écrites par mon premier et plus gros regret, elles peuvent maintenant partir en cendres, je n'en ai plus besoin, plus envie, même la curiosité s'est évanouie.
Le papier cartonné brûle fort, franchement et rapidement, se permettant même quelques crépitements de bon aloi. Tout à l'image de son propriétaire, en somme.
Le second candidat à la purification par les flammes est plus petit, un rectangle ocre avec dessus quelques mots écrits en bleu ciel. Passablement efféminé, puisque nous sommes en pleines analogies faciles. Je l'avais retrouvé dans mon portefeuille quelques mois après la tempête dans un verre d'eau qu'avait généré son tocard d'auteur, mieux connu de vous sous le nom de Celui Qui N'assurait Pas Un Cachou. Il représente l'été 2006 et sa désagréable boucle d'illusions, frustrations puis désillusions. Il m'avait laissé un petit mot un peu impersonel, mi-français mi-espagnol, sur un petit coin de papier d'arménie. Ca tombe bien, le papier d'arménie, c'est fait pour partir en fumée. Je m'exécute. Les bandes se consument lentement, paresseusement, avec une odeur entêtante qui me rappelle l'époque où je pensais que le papier d'arménie constituait un excellent parfum d'intérieur pour ma salle de bains. Un an de toilettes parfumées au benjoin, de piles de serviettes qui sentent le fumeur de cannabis planqué et le bar à shisha.
Le tout fait une petite pile de cendres bien nette. Salut les fantoches. Je vous dirais bien que le vent vous emportera, mais on va peut-être se calmer sur la psychologie à la petite semaine et les clins d'oeil bon marché. Moi je continue sans vous.
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05.05.2008
Long time no see
Uphill... T'avoir eu près de moi en France, découvrir en te voyant que tu m'avais manqué bien plus que je n'avais bien voulu me l'avouer. Ce plongeon qu'a fait mon coeur en te voyant, cette inspiration brutale, ce moment où je voyais évoluer ta tête parmi les autres arrivants, tu ne m'avais pas encore vu mais je te suivais de loin du regard, je savais que l'étreinte n'était plus qu'à quelques secondes de moi. Je suis restée immobile contre le courant des arrivant qui tiraient leurs valises, absorbée par l'idée délicieuse que ce soir je dormirais avec toi. Le contraste entre ta parfaite assurance et le malaise auquel je m'attendais m'a pris par surprise. J'avais délibérément refusé d'anticiper le fiasco, me bornant à espérer un séjour normal. J'étais pas vraiment préparée pour un succès retentissant. Tout à coup je me suis souvenue exactement pourquoi je t'aime, honteuse de m'être permise de l'oublier ne serait-ce que pendant une petite semaine d'absence. Il ne faisait pas l'ombre d'un doute que le soleil brillait pour moi, que les oiseaux chantaient pour moi, et les plus niaises des chansons d'amour me semblaient tout à coup pleines de sens. Pour un peu j'aurais trouvé du charme à Joe Dassin.
Downhill... Sans m'en rendre compte, de retour à Londres, semaine après semaine de train-train quotidien, je me suis peu à peu enfermée dans ma propre paresse et ai à nouveau laissé la flemme me transformer en petite boule de déprime. Ca n'arrive pas souvent et je m'en rends toujours compte quand je suis le nez en plein dedans. Flemme d'appeler les amis, flemme de travailler, flemme de faire quoique ce soit de bien, flemme de sortir. Et pour éradiquer efficacement la moindre vélléité de distraction, pas.un.rond. Encore une fois je ne sais pas comment je me suis débrouillée, il me reste quinze jours de mois et je suis raide, le découvert bancaire retourné comme une poche de manteau, plus un radis. Soupe de carottes, marche à pied et raviolis jusqu'au dix-huit... et un gros, gros, gros nuage noir scotché au dessus de la tête. Mon banquier français va devenir fou, je vais finir sur une liste rouge internationale des Sales Mômes Gâtés Vivant Au Dessus De Leurs Moyens avec une carte Mozaïc, son chéquier d'avantages fou chez Games Workshop et un plafond de quinze euros par jour.
Snif. Hier soir, après une journée douloureuse conclue par un film magistral mais particulièrement déprimant, ma langue se délie enfin. Avec un mal infini, j'essaie d'expliquer pourquoi ça ne va pas. Comme pour bien faire j'ai eu jusqu'à la flemme de penser ces deux dernières semaines, je ne sais même pas m'exprimer correctement et il lui faut une bonne dose de patience pour attendre que je mette des mots sur mon malaise. Peu à peu je démêle ma déprime, il écoute gentiment, conseille, parle de lui, on essaie ensemble de mieux comprendre ce qui nous bloque. On y arrive même un peu.
En un mot comme en cent, il me faut un bon coup de pied au derrière. (a good kick up the backside, en version originale). C'est pourquoi je ne m'attarde pas, je m'en vais mettre un peu d'ordre dans ma vie et, pour commencer, dans mon boulot en retard et dans mon appartement. Un peu comme mon trajet à vélo pour aller au travail le matin, faut se les taper les collines, mais bonjour la satisfaction une fois qu'on est en haut sans avoir mis pied à terre une seule fois.

Ou pas, mais c'est moi qui raconte.
18:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2008
Comme un petit poisson dans l'eau
Si j'avais le temps je raconterais la parenthèse magique des deux semaines avec ma petite soeur. Si ces deux semaines étaient une bande sonore il y aurait dessus les Shins, les Monty Pythons, Amélie les Crayons, les Têtes raides, du rire en boîte, avec en fond sonore des gloussements de lapins crétins.
Si on pouvait les manger elles auraient le goût sucré d'une énorme coupe glacée, de chocolat, de croissants aux amandes avec aussi des gnocchis, de la sauce tartare, du tajine d'abricots et... nan, c'est pas une bonne idée du tout en fait, et je doute que la crise de foie métaphorique compte comme une figure de style.
La relation avec Chéri, après avoir traversé une zone de doutes et de turbulences, après avoir en ce qui me concerne frôlé le mur de l'incompréhension, le moment où l'autre est devenu trop étranger pour qu'on puisse espérer percer ses secrets, a pris un tour fantastique depuis sa venue en France.
Comme si le changement de décor avait définitivement fait fondre la fine couche de glace qui s'était insidieusement installée entre nous, ces trois dernières semaines m'ont presque donné envie d'avoir confiance en l'avenir.
Jusqu'ici tout va bien, je sais c'est décousu ce que je raconte, mais j'ai tellement d'étoiles plein les yeux que j'y vois plus grand chose, alors je ne me fatigue plus trop à maintenir un semblant de cohérence. En contrepartie j'aime la terre entière (sauf toi, au dernier rang, je sais bien que c'est toi qui lance des ptits bouts de papier) (ton carnet de correspondance) (et plus vite que ça)


00:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.03.2008
Paris
Je suis dans l'eurostar, assise dans un carré avec trois autres profs. Je lis en pouffant de rire à intervalles réguliers. Comme j'ai découvert récemment que si je lis en anglais et qu'on me parle en français dans les oreilles, ça ne fait pas d'interférences, j'en profite pour écouter de la musique. Dans les écouteurs donc, il y a Dionysos. Je sais que ce n'est pas du goût de tout le monde, mais ce groupe c'est mon amour de jeunesse au propre comme au figuré, quand Malzieu a perdu sa maman j'ai même pleuré.
Autour de moi, les quatorze lycéens que je ramène au bercail après une semaine de voyage scolaire à Paris. Je n'étais qu'accompagnatrice l'année dernière, cette année c'est moi qui ai tout organisé, du programme au recrutement en passant par mille autre points de détail administratifs aussi ennuyeux à régler qu'à lire. Au moment de se séparer, pas un n'a omis de me remercier. Il paraît que c'est bon signe, moi je pense qu'ils sont juste polis (je sais, c'est moi qui les ai sélectionnés) mais ça fait plaisir quand même.
A paris j'ai passé mon temps dehors. J'ai marché dans les rues, pris le métro juste pour la balade, sillonné les avenues sur des vélib de plus en plus branlants. Nageant comme d'habitute en pleine confusion linguistique, j'ai passé les trois premiers jours à m'émerveiller d'entendre parler français, la semaine entière à chercher mes mots et à m'excuser en anglais quand je bousculais des gens.
J'ai revu avec un plaisir infini les amis qui continuent leur petit bonhomme de chemin sans moi. J'en ai raté d'autres. Je reviens bientôt. J'étais d'humeur solitaire.
J'ai fait la chasse aux Veja, les baskets fashion qui arnaquent pas les indiens d'amazonie, avant d'en arriver au bout de la troisième paire essayée et d'un trek d'une journée entière à la conclusion qu'elles ne m'allaient pas, un sentiment de frustration que je n'avais pas ressenti depuis 2001 et le retour en grâce de la mignonne petite basket le coq sportif (la Wendon, essayée à maintes reprises dans l'espoir de tomber sur l'erreur de fabrication qui rendrait mes pieds miraculeusement fins. Echec cuisant)
Chéri m'a manqué, souvent mais d'une manière étrange et distante, comme si la distance et le changement temporaire de mode de vie l'avaient rendu flou et imprécis. Une fois tous les enfants confiés à leurs parents et le petit nuage de magie du voyage scolaire totalement dissipé, je suis redevenue moi, étrangère dans une ville gigantesque, avec rien d'autre à l'horizon que trois semaines d'oisiveté, seule sous un ciel gris, frigorifiée.
Je déteste les retours. J'ai revu Chéri qui partait chez ses parents pour Pâques. Pâques. J'avais complètement oublié (d'ailleurs, comment ai-je pu zapper cette fête, avec le déluge de cloches, de poules et de lapins en chocolat tout autour de moi pendant une semaine entière, mystère). Des souvenirs cuisants de pâques de l'année dernière, d'un départ précipité et d'une conversation-confrontation remontent et forment dans ma gorge une boule un peu difficile à avaler. J'essaie d'expliquer. I feel a little homesick now. Je suis malade de ma maison. Ca résume bien. Mais j'ai du travail à faire avant de rentrer. Du travail d'école, mais aussi un peu de réacclimatation. Je sais que si je repars immédiatement je serai malheureuse comme les pierres lorsqu'il faudra, pour de bon, repousser la porte de mon petit appartement. Il est plus facile de se persuader que l'herbe est plus verte ailleurs que d'apprécier ce qu'on a. Je remets les voiles dans une petite semaine.
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13.03.2008
Wind of change
Nous sommes mardi douze mars. Assise à mon bureau, je suis dans l'œil du cyclone. J'ai regardé partout dans ma salle, j'ai retourné mes tiroirs et déplacé mon bureau. Le sol (encore humide depuis l'inondation d'hier) est jonché de papiers inutiles et de bric-à-brac pseudo-pédagogique. Livide, je contemple la bibliothèque en face de moi, je vois le plancher s'écrouler sous son poids et le plafond suivre dans leur chute les débris qui viennent s'abattre sur le sol du laboratoire de sciences de l'étage d'en-dessous dans un fracas de verre brisé.
Mon gros chef entre et interrompt l'écroulement. La bibliothèque se dépêche de regagner sa place avec un air coupable. Il commence une phrase que je n'écoute pas, remarque mon regard perdu et me demande, d'un ton un peu inquiet, si tout va bien. Soupir. Si j'en avais la force, je lui mentirais. Il a beau être mon gros chef, je sais que les réactions rationnelles et sensées ne sont pas son fort. Là, essayer de cacher mon malaise reviendrait à planquer un rhinocéros derrière un éventail en dentelle. Je crache le morceau.
-J'crois que j'ai perdu un passeport. Stoïque et calme malgré des niveaux de stress rarement atteints, j'attends la réaction. De toute façon, ça ne peut pas vraiment être pire.
-Merde ! Oh Merde ! Merde ! Non ! Non ! Mais c'est hyper grave ! C'est hyper grave Lise, c'est la catastrophe. Jusqu'ici, il ne m'apprend pas grand chose, j'étais déjà arrivée à ces brillantes conclusions moi-même.
- Tu ne peux pas me faire ça ! Tu ne peux pas, pas avec toutes les fois où je t'ai défendue ! C'est la cata !
Mon sang ne fait qu'un tour. Il continue à parler, mais je ne l'entends plus. Je suis bloquée sur ces derniers mots. Attends, stop.
-Attends, stop. Stop. Tu viens de dire quoi ? Non mais pardon, tu viens de me dire quoi ?
Il arrête d'arpenter la salle et me jette un regard un peu vide.
-Nan, rien. Faut le retrouver hein, faut chercher partout.
-Non ça merci j'ai très bien compris. Je te parle d'avant. C'est quoi cette histoire d'avoir à me défendre, c'est quoi ce bordel ?
-J'peux pas t'en parler. Faut retrouver ce truc. T'as cherché partout ?
-Non, j'ai éparpillé mes affaires par terre pour le plaisir. Pour le passeport t'en fais pas, je vais le retrouver, et quand bien même je n'arrive pas à remettre la main dessus, ce dont je doute (là je tente de m'en convaincre moi-même), c'est mon problème pas le tien. Je vais aller en parler à petit chef, on verra ce qu'il dira. Par contre j'aimerais qu'on ne perde pas de vue la mini bombe atomique que tu viens de me lâcher sur la figure. C'est quoi, cette histoire d'avoir à me défendre ?
-Je peux vraiment pas te le dire, c'est confidentiel. Pas ici. Sinon je t'emmène manger un morceau, on en parle, d'ici là cherche bien, je reviens dans une petite demie heure. Surtout n'en parle pas à Petit Chef.
* * *
Assise à mon bureau, j'ai acquis la certitude que la situation ne peut pas être bien pire qu'actuellement. Perdre un document officiel aussi important qu'un passeport, c'est tout bonnement mon emploi qui peut sauter tel un bouton de braguette après un repas copieux. La fenêtre et mon quatrième étage m'ont rarement semblés aussi tentants. Le stress me paralyse, Gros chef a réussi l'exploit de me faire me sentir deux fois plus mal que précédemment.
Petit Chef pousse alors la porte de ma salle. Même réaction, il est interpellé par ma mine d'enterrement et demande si tout va bien. Ignorant les recommandations de Gros Chef, j'explique la situation une seconde fois. Je crois avoir perdu le passeport d'un môme, il n'est nulle part, oui j'ai cherché, non il ne l'a pas.
Petit chef lâche un juron, puis se ressaisit.
-Pas grave, suffit de procéder par ordre. Faut vérifier ta salle, puis aller voir ici, ici et ici, vérifier avec lui et elle. Si jamais aucun de ces gens ne l'a retrouvé, alors on ira demain au passport office demander un document d'urgence. En gros, franchement, pas de panique. Puis ça arrive à tout le monde, regarde le millier de trucs avec lesquels on jongle au quotidien, normal qu'on en perde, c'est pas la fin des haricots. Petit chef aime bien les expressions idiomatiques.
-Moké. J'vais faire tout ça, puis je te dis si je le trouve pas.
* * * ![]()
Deux minutes plus tard, je suis au school office, qui fait aussi bureau des objets trouvés et machine à ragots. Je sais bien que si j'en parle à cette commère de secrétaire ça fera le tour de l'école mais j'ai pas trop le choix. Dans un souffle, je lui demande si personne ne lui a ramené un passeport récemment.
-Non, me dit-elle avec un sourire malicieux...
-... par contre, poursuit-elle, quelqu'un en a oublié un dans la photocopieuse la semaine dernière et je l'ai mis en sécurité dans le coffre-fort. Je vais le chercher ?
-oui...
L'autre secrétaire me tend le précieux document et je sens s'évaporer l'immense angoisse qui m'alourdissait la poitrine. C'est difficile de rester droite, alors je m'appuie contre elle et je fonds en larmes. Elle me console comme une maman, voilà, là, c'est fini.
* * *
Plus de stress, le monde semblerait soudain si simple si Gros Chef n'avait pas planté dans ma cervelle ces graines empoisonnées, ces mots qui tournent encore et encore dans ma tête, j'ai du prendre ta défense tant de fois, je t'ai tellement défendue, I've fought so many battles, on se plaint de toi dans ton dos m'a-t-il dit à mots couverts, on remarque ton inefficacité, pas la peine de froncer les sourcils lorsqu'on parle de tes collègues qui ne contrôlent pas leurs classes ou sont désorganisés car tu es l'une d'eux, tu es l'une d'eux, une brebis galeuse supplémentaire dans la cohorte des inadaptés qu'on charrie gentiment. Une mauvaise prof. Une mauvaise prof. Une mauvaise prof. Tout simplement.
What if I'm doing my best and it's still not good enough ? Cette petite phrase ne cessera donc jamais de tourner dans ma tête.
J'ai pas la réponse. Mais ce soir-là, j'ai reçu un coup de fil de mon ancien Gros Chef, qui a changé d'école. Il m'a proposé un nouveau travail dans sa nouvelle école. En temps normal j'aurais gentiment décliné et pris de ses nouvelles, mais là, l'atmosphère est tellement irrespirable qu'un nouveau départ a des attraits indiscutables. J'ai laissé la question ouverte et promis de le recontacter lorsque je saurai où j'en suis.
Je ne sais toujours pas.
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12.02.2008
Ma carrière musicale
... s'arrêtera prématurément pour cause de problèmes de copyright, je pense.

Mais je trouvais le concept marrant.
1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article de la page est le nom de votre groupe.
2. http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 derniers mots de la dernière citation sera le titre de votre album.
3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La 3ème photo, quelle qu'elle soit, sera votre pochette d'album!
Prenez la photo, ajoutez-y votre nom de groupe et le titre de l'album...
Vous avez maintenant votre pochette d'album.
Juré, maintenant que je suis en vacances et à cours d'excuses, de vraies histoire bientôt.
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